Maladies infantiles

Pourquoi les enfants attrapent des maladies infectieuses ?
(Dr Jayne L.M. Donegan, homéopathe in The Informed Parent, n°3 décembre 2008)
www.jayne-donegan.co.uk
Lorsque les enfants naissent ils sont comme des vases vides. Progressivement ils vont se remplir de toxines véhiculées par tout ce qui pénètre en eux. Il leur faut alors déclencher un programme de nettoyage qui se traduit par une maladie infectieuse dont les principales manifestations sont :
1.
La fièvre : les réactions chimiques nécessaires au nettoyage ont besoin, pour agir plus efficacement, d’une température élevée. Cela permet aux globules blancs de notre système immunitaire de vidanger les déchets et de nettoyer l’organisme.
2.
La perte de l’appétit : la logique est de ne pas se remplir de nourriture durant le processus de nettoyage.
3.
Des diarrhées, vomissements : cela se produit quand l’enfant boit du lait , mais c’est aussi un processus de nettoyage.
4.
Des éruptions cutanées : elles sont le signe que les toxines s’évacuent par la peau.
Si ce processus de nettoyage est conduit normalement, l’enfant, en fonction de son âge, va faire quelque chose de nouveau : un nourrisson va faire une nouvelle dent, un enfant dont la marche n’est pas assurée et qui se cogne aux angles des meubles, va commencer à marcher droit, un enfant de 6 ans qui ne sait pas lire, va commencer à savoir lire, un enfant de petite taille va se mettre à grandir subitement, un autre va développer son vocabulaire ou se développer émotionnellement.
Cela veut dire qu’un enfant a besoin d’un processus de nettoyage avant de pouvoir avancer d’un pas dans la vie et cela prend la forme d’une crise comparable à la mue des serpents qui ont besoin de se débarrasser de leur première peau, trop étroite, pour mieux ramper.
La fièvre est considérée par la médecine officielle comme quelque chose de mauvais qu’il faut arrêter avec du paracétamol ou de l’ibuprofen ou avec les deux à la fois. C’est un peu comme si vous étiez en train de nettoyer votre jardin à l’automne en faisant un bon feu avec les feuilles mortes et que votre voisin se précipite avec son jet d’eau pour tout saccager croyant que votre maison brûle.
Cependant il y a des enfants qui n’ont pas la chance de faire ce nettoyage ou qui n’ont pas l’énergie vitale pour le faire, ils ne « choppent » aucune infection, pense-t-on, et on les déclare en bonne santé. Pourtant, il suffit de les regarder pour se rendre compte qu’il n’en est rien : teint cireux, regard éteint, sans vitalité rayonnante. Voilà des enfants enclins à faire des maladies chroniques plus tard (maladies auto-immunes, atteintes rhumatismales, cancer… ).
Nous voyons donc qu’une maladie infectieuse, bien suivie, est notre amie pas notre ennemie, elle est là pour corriger nos fautes, à nous, parents imparfaits, avec des enfants imparfaits, dans un monde imparfait.
En quoi la vaccination diffère du processus naturel ?
On a coutume de dire aux parents qui se montrent réticents à faire vacciner leurs enfants, qu’ils n’ont pas de craintes à avoir, car les enfants sont capables de faire face à des millions voire des milliards d’antigènes dès leur naissance ; on peut charger la machine, il n’y a pas de problèmes.
Attention, s’il est exact, certes, qu’une exposition adéquate aux microbes très tôt dans la vie est un facteur important de maturation du système immunitaire, avec les vaccinations ce n’est pas un processus naturel. Etant donné que le système immunitaire des humains a évolué sous la pression sélective des maladies infectieuses, il va sans dire que si celles-ci disparaissaient, des problèmes surgiraient. Comme le dit un vieil adage, « l’auto-immunité » est le prix à payer pour l’éradication des maladies infectieuses [1].
Une exposition normale aux germes infectieux (antigènes) suit un chemin précis. : la bouche, le nez, les oreilles, les yeux. Les germes sont inhalés ou avalés ou parfois ils pénétrent dans la peau (blessure). Cette voie est très différente de celle d’une injection qui va directement dans la circulation sanguine, en contournant tous les éléments de défense que le corps a mis en place spécifiquement pour faire face à l’arrivée de ces antigènes.
Ces éléments protecteurs sont nombreux : la peau balaye les saletés vers l’extérieur, le mucus lave l’organisme et évacue les antigènes au-dehors, la toux expulse le mucus et les microbes ; les larmes, la salive et d’autres fluides corporels contiennent du lysozyme, une enzyme qui est capable de détruire la paroi cellulaire de certaines bactéries, et qui joue donc le rôle d’un antiseptique. Plus loin, dans l’estomac, il y a de l’acide chlorhydrique très concentré qui est capable de dénaturer les protéines et qui peut arrêter de nombreux intrus en empêchant leurs enzymes de fonctionner. Dans les conduits de l’intestin et des voies respiratoires se trouvent des anticorps appelés Immunoglobulines IgA qui neutralisent les microbes avant qu’ils ne gagnent la circulation sanguine.
Dans le cas de la coqueluche, les bactéries inhalées se collent aux cils qui tapissent les voies respiratoires, elles peuvent alors se multiplier et engendrer une inflammation, du mucus, du pus et une ulcération ; tout cela peut bloquer les voies respiratoires très étroites chez les bébés. Ces IgA sont donc très importantes puisqu’elles empêchent ces bactéries de coller aux cils et de se multiplier. Dans le cas de la vaccination contre la coqueluche, il n’y a pas de production d’Immunoglobulines IgA, qui sont si importantes pour la protection contre de futures infections [2]
Dans la circulation sanguine il y a aussi des macrophages, des cellules qui engloutissent les intrus et les détruisent.
Ce n’est qu’au bout de tout ce processus, que le corps met en route la réponse immunitaire spécifique qui consiste en la production d’anticorps spécifiques à l’antigène : les IgM et IgG.
Lorsqu’on injecte un vaccin, on passe par dessus tous ces éléments ; cela veut dire que les antigènes vaccinaux, et tous les additifs contenus dans le vaccin (aluminium, formol, mercure, les traces d’antibiotiques…) pénètrent au très fond du corps, sans avoir subi la moindre modification que les éléments protecteurs auraient dû assurer à chaque étape. Le vaccin produit donc une énorme réponse immunitaire qui mobilise tout d’un coup tout le système immunitaire, lequel, subitement mis en alerte, s’affole. C’est ainsi qu’apparaissent des allergies telles que l’asthme et l’eczéma, mais aussi des maladies auto-immunes, ou encore des complexes immuns (agglutination d’un antigène et d’un anticorps) qui circulent dans le corps et qui finissent par se déposer dans les intestins, le cerveau ou les reins, ils s’accumulent dans des endroits étroits et génèrent des inflammations à bas bruit et sur le long terme.
C’est un fait reconnu que l’incidence des affections comme l’asthme, l’eczéma, le diabète a augmenté considérablement depuis quelques décades. Dire que les vaccinations en sont la cause, personne ne peut l’affirmer ou le nier puisqu’aucune étude n’a été menée pour apporter la preuve du lien de causalité ou pour l’écarter. Je ne comprends pas pourquoi. Il est pourtant aisé, à partir de l’observation – première règle d’une science – d’analyser l’incidence des maladies au cours du temps et de constater l’effet des vaccinations de masse sur les enfants.
Dans une étude réalisée dans la région d’Oxford entre 1985 et 1996, l’incidence du diabète insulino-dépendant avait augmenté de 11% par an chez les enfants de moins de 5 ans [3]. Les auteurs de l’étude concluaient que « la cause de cette augmentation était inconnue, mais que des influences environnementales subies avant la naissance ou tout de suite après, pourraient en être responsables». Les auteurs nient la responsabilité des vaccins, mais quand ils parlent « d’influences environnementales », cela suppose des éléments extérieurs dont font partie, avec bien d’autres polluants, les vaccinations.
Des études qui montrent le bénéfice des maladies infectieuses
Une étude montrait qu’en Italie, des jeunes soldats porteurs d’anticorps contre l’hépatite A (qui sont des marqueurs témoignant d’une exposition à des saletés) avaient un taux d’allergie (asthme, eczéma) plus faible que ceux qui n’avaient pas ces anticorps [4]. Une autre étude, menée en Allemagne, montrait que le risque de développer de l’asthme ou des infections respiratoires était réduit chez les enfants qui avaient souvent des infections virales, tôt dans l’enfance [5]. Enfin, une autre étude montrait que 62% des parents d’une communauté Steiner près de Gloucester où sévit une épidémie de rougeole en 1977-78, ont rapporté qu’après cette infection, ils avaient vu leurs enfants grandir et gagner en maturité [6] .
Que doit-on faire quand un enfant est malade ?
S’en occuper. Comment ? Ce n’est pas très difficile, mais ça nous oblige à y consacrer du temps.
Voici quelques conseils de base lors d’un épisode infectieux chez un enfant :

Apporter de l’air frais qui circule en ouvrant la fenêtre

Habiller l’enfant confortablement et légèrement avec des vêtements en fibres naturelles et changer ces vêtements souvent pour qu’ils soient propres.

Faire boire beaucoup de boissons, de l’eau, des jus de pomme, de citron, mais pas de jus d’orange. Veiller à ce qu’il n’y ait pas d’aspartame ni de saccharine dans les jus. Il vaut mieux donner à boire fréquemment de petites quantités qu’une grosse quantité en une seule fois. Une excellente boisson contre la diarrhée et les vomissements : une infusion de gingembre, miel et citron.

Ne pas donner de produits laitiers, par contre l’alimentation au sein peut continuer.

Ne donner à manger que lorsque la fièvre est tombée et que l’enfant réclame. Commencer par une légère diète, sans graisse et avec des aliments qui ne demandent pas trop à mâcher, en petites quantités.

Donner du miel, mais pas avant l’âge d’un an. Le miel est bon pour apaiser le mal de gorge et il empêche les bactéries de se multiplier

Mettre l’enfant au repos : c’est très important. Qu’il dorme aussi longtemps qu’il veut, dans une atmosphère calme, sans télé ni vidéo…

Etre auprès de lui le plus possible pour qu’il ne se sente pas abandonné.

Ne pas surchauffer la chambre (entre 15 et 18°)
Soigner un enfant sans lui donner de drogues qui suppriment les symptômes, ne veut pas dire ne rien faire, cela veut dire aider l’enfant dans son processus d’élimination. Le but est que le foie (un des principaux « détoxifiants » du corps), les reins, les poumons fonctionnent bien une fois nettoyés.